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Le killer aux fléchettes : règles, variantes et ruses du jeu d'élimination préféré des bars

Chiffre tiré de la mauvaise main, vies à conquérir, statut de killer à défendre : le guide complet du killer, le jeu de fléchettes à plusieurs qui anime les soirées au bar, avec ses variantes et ses pièges.

Par L'équipe du Rolly's Pub · · 5 min de lecture
Pistes de fléchettes électroniques au Rolly's Pub

Il y a les jeux de fléchettes qui se jouent en tête-à-tête, comme le 501. Et il y a ceux qui font lever toute la tablée. Le killer appartient à la seconde famille : un jeu d'élimination où chacun défend son chiffre et attaque celui des autres, jusqu'au dernier survivant. Règles, variantes et petites ruses pour en sortir vivant.

Étape 1 : tirer son chiffre… de la mauvaise main

Tout commence par un rituel. Chaque joueur lance une seule fléchette avec sa main faible : le secteur touché devient son chiffre pour toute la partie. Un chiffre déjà pris, ou une fléchette hors des secteurs numérotés, et l'on relance. On note ensuite au tableau le nom de chacun et son chiffre. Puis tout le monde reprend sa main habituelle et lance vers le bull : le plus proche du centre ouvre le bal, les autres suivent dans l'ordre.

Étape 2 : devenir « killer »

C'est ici que les règles de bar divergent. Il existe deux grandes écoles, et il vaut mieux choisir avant la première fléchette.

Dans les deux cas, un joueur qui n'est pas encore killer ne peut faire de mal à personne. Il ne vise que son propre chiffre, pendant que les killers commencent la chasse.

Étape 3 : la chasse est ouverte

Une fois killer, on vise le chiffre des adversaires. Chaque touche leur retire des vies : en version « vies », un simple en enlève une, un double deux et un triple trois ; en version « double », seul le double compte et il coûte une vie. On est éliminé à zéro vie, ou, chez Darts Corner et Gran Darts, à la touche suivante. Le dernier survivant gagne.

Deux règles rendent le jeu redoutable. D'abord, le tir ami : un killer qui touche son propre chiffre, en version « vies », ou son propre double, en version « double », est puni. Selon les règles, il perd une vie, voire son statut de killer. Ensuite, dans la version de Darts Corner et de Gran Darts, un killer qui perd une vie redevient simple joueur : il doit retourner sur son chiffre pour remonter à trois avant de pouvoir attaquer de nouveau. Être killer n'est jamais acquis.

Le piège des voisins. Sur une cible, les chiffres ne se suivent pas : le 20 est encadré par le 5 et le 1, le 3 par le 17 et le 19, le 6 par le 13 et le 10. Au killer, cette disposition pèse lourd. Si votre chiffre est voisin de celui d'un adversaire, chaque fléchette qu'il rate risque de tomber sur vous… et chacune de vos attaques ratées peut vous coûter une vie par tir ami. C'est pour cela que DartHelp conseille, lors du tirage à la main faible, de viser loin des chiffres déjà attribués. Autre conseil du même site : éviter le bull au tirage, sauf entre très bons joueurs, car un chiffre au centre devient presque impossible à éliminer.

Les variantes à connaître

Un peu de tactique

Devenir killer vite est le premier avantage : vous frappez des joueurs encore occupés à construire. Ensuite, choisissez vos cibles. Viser un adversaire déjà killer retarde sa chasse, puisqu'il perd son statut dans la version « vies ». En grand groupe, DartHelp évoque même les alliances contre le meilleur joueur, tout en prévenant qu'elles sont risquées : le killer visé peut se retourner contre elles. Et mieux vaut un simple sûr qu'un triple tenté juste à côté de votre propre chiffre.

Et au bar ?

Le killer est le jeu rêvé d'une soirée à plusieurs : les tours s'enchaînent, les débutants peuvent sortir les champions et chaque fléchette fait réagir la tablée. Sur nos pistes de fléchettes électroniques, le comptage est automatique : sur les cibles Gran Darts, le killer figure parmi les jeux proposés, avec les options straight off, killer aveugle ou triples seulement. Plus de discussion sur le tableau.

Seule règle d'or : annoncez la version jouée avant de commencer. Trois vies ou cinq, tir ami puni ou non : c'est là que naissent la plupart des disputes. Vous aimez les jeux tactiques ? Prolongez avec notre guide du cricket. Et ce soir, place au très haut niveau : le Championnat d'Europe PDC débute à Dortmund, avec l'entrée en lice du tenant, Gian van Veen, face à Andrew Gilding.

Questions fréquentes

Combien de joueurs faut-il pour jouer au killer ?

Au moins trois. Il n'y a pas de maximum : au-delà de six ou sept joueurs, on peut jouer par équipes ou en killer aveugle.

Comment devient-on killer ?

Selon la version choisie, soit en accumulant trois vies sur son propre chiffre (simple = 1, double = 2, triple = 3), soit en touchant le double de son chiffre. Il faut fixer la règle avant de commencer.

Que se passe-t-il si je touche mon propre chiffre quand je suis killer ?

C'est le tir ami : selon les règles en vigueur, vous perdez une vie, voire votre statut de killer.

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